La diversité ou la sauce à spaghetti


J’ai cru qu’apprendre l’anglais allait brimer ma capacité à parler français. J’ai cru que peindre abstrait allait m’empêcher de revenir au figuratif. J’ai cru que sortir la Saguenéenne du Canada allait me rendre moins Québécoise. J’y ai cru et ça m’a effrayé…pour rien.

Je pensais que la vie, c’était comme une recette: si on ajoute à une sauce à spaghetti trop d’ingrédients, on perd le goût qu’on recherche ou même, on transforme la sauce en autre chose. En fait, je n’avais pas totalement tort non plus. J’ai découvert qu’en ajoutant à ma vie de nouveaux ingrédients, je transforme ma recette et qu’ainsi, je crée de nouvelles saveurs. L’idée de la sauce reste la base, mais l’expérience varie. L’expatriation, une nouvelle carrière, une vie de maman, tout ces nouveaux « ingrédients«  m’ont à priori fait croire que j’allais peut-être « manquer ma recette« . C’est en cuisinant qu’on devient cuisinier.

Pour revenir au language, apprendre deux langues en même temps, c’est du gâteau. Ici, dans le monde des affaires à Shanghai, c’est trois ou quatre langues qu’on parle, apprend, peaufine. Les vieux combats sont comme les vieilles recettes: fiables pour le résultat, mais pas nécessairement les plus exquis au palais.

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