Championnats canadiens en Alberta


Championnats canadiens en Alberta, good bye China!

Je suis actuellement en sol canadien, plus précisément à Kananaskis, où j’ai participé à mes 13e championnats canadiens de kayak en eau vive. Je sais, j’avais annoncé ma retraite à mon exposition Hommage à la rivière Saint-Charles à Québec, en novembre dernier. Mais voilà que Canoe Kayak Canada m’a offert un laissez-passer sur l’équipe nationale en descente et, si j’étais en mesure de renouveler mon titre de championne canadienne cette année, j’aurais deux droit à deux privilèges : le premier, est celui de porter le titre de championne canadienne pour la 7e année consécutive. Le deuxième, c’est d’avoir accès aux Coupes du monde grâce à la bourse d’Équipe Québec. Les compétitions ont eu lieu pour moi le 29 (sprint) et le 30 (classique) juillet. J’avais très hâte de sentir l’air frais des rocheuses, et surtout, d’être assis dans un kayak et de faire aller ma pagaie au rythme des vagues, de sentir l’eau me donner sa vitesse.

Des gens m’ont demandé comment je me suis préparée à cet événement tandis que j’étais au centre-ville de Shanghai, sans rivière? Les épreuves auxquelles pour lesquelles je me suis entraînée, le sprint et la descente en eau vive, sont d’une durée de deux à 14 minutes. Elles requièrent un bon système de puissance aérobie maximal et de la vitesse. J’ai misé sur ce qui était à ma portée. Donc à raison de deux entraînements par jour, 5 jours semaine, j’ai fait des sprints et de l’aérobie en course à pied sur la piste du campus à côté de chez moi et sur la machine à ramer au gym, j’ai soulevé des poids très lourds et d’autres très légers, pour enregistrer dans mon corps la force et les contrastes. Car ce sont des sensations que j’obtiens dans mon kayak. J’ai fait aussi ma recette spéciale pour améliorer ma vitesse. Est-ce que je vous la dis? Mmm…bon d’accord, sauf qu’en vous disant ce que c’est, promettez-moi de ne pas vous moquer : je pagaie dans le vide avec un balai. C’est pas banal. Essayez-ca : pagayer pendant 10 secondes le plus vite possible, prendre une minute de pause (intervalle) et recommencer 6 à 10 fois. Prendre une pause de cinq minutes et tout recommencer, deux à quatre fois. Si vous arrivez à faire plus de 4 coups de pagaie par seconde pendant tout l’entraînement, appelez-moi! Puis si le lendemain vous n’avez mal nulle part, appelez-moi aussi!

Le yoga fait aussi partie de mon entraînement, avec la méditation. La visualisation, c’est tout un concept. Quand on sait l’appliquer jusqu’à sentir des sensations, c’est tout un univers. J’appelle ça de la feelingisation. Je viens de vous donner, comme ça, un condensé de ma recette. Lorsque j’enseigne l’art, on me dit parfois : « tu ne devrais pas partager tes secrets, tu as travaillé fort pour arriver là, tu vas te faire copier, etc. » Je réponds à cela deux choses : premièrement, je n’ai pas peur de perdre ni de me faire voler quoi que ce soit. Je donne l’œuf volontiers, mais je garde la poule! Deuxièmement, jusqu’à présent, j’ai toujours eu beaucoup plus à gagner qu’à perdre d’offrir mes apprentissages et de les partager avec les gens. C’est mon plaisir. Après, il n’en tient qu’à moi de pagayer plus fort, pour ne pas me faire rattraper!

Deux épreuves différentes

Un kayak de critérium fait 12 kilos et 4 mètres de long. C’est très difficile à manœuvrer en rivière. La pagaie deStefencrité descente est en forme de cuillère, comme pour le kayak de vitesse qu’on utilise sur l’eau calme. Difficile aussi à manier. J’avais deux jours pour me mettre dedans, c’est-à-dire retrouver mes sensations et mes repères pour la course. J’avais trois avantages : 1, je connaissais la rivière; 2, je me connais bien comme coureuse et je sais identifier mes peurs, tout en les transformant à mon avantage; 3, ma descente du Nil Blanc en février dernier est une expérience qui m’a donné énormément confiance en ma capacité de kayakiste. En effet, la grosseur des rapides et le stress que ça avait généré sont restés imprégnés en moi. Je m’en suis servi à bon escient. Le premier entraînement que j’ai fait, lundi matin, j’ai eu du mal à mettre ma jupette sur le trou de mon kayak toute seule, tellement j’étais instable dans mon embarcation. Le premier segment de la rivière, qui est comme un petit canyon très étroit où l’eau coule très vite, sans vagues, a réussi à me déstabiliser. La rivière Kananaskis n’est pas la plus grosse que j’ai descendue dans ma vie. Sauf qu’en kayak de critérium, le niveau de difficulté est augmenté amplement car tout arrive plus vite et c’est difficile de négocier les virages. Il y en a deux à 90 degrés : le fameux rapide Widow Maker (Faiseur de veuve) et l’autre est dans la dernière section du slalom. À chaque fois que j’ai compétitionné ici, j’ai fait une boussole dans le contre-courant de ce rapide, ce qui m’avait toujours coûté de précieuses secondes. Cette fois, il n’était pas question que ça arrive. Aussi, la rivière avait subi une modification : Santa Claus est le nouveau seuil d’environ deux mètres de haut, qu’on devait sauter à gauche, et terminer dans un long train de vagues assez hautes. Tout cela, avant le début de la section du slalom qui est la fin du parcours, la section la plus technique et difficile à négocier à cause de tout ces canaux différents et des contre-courants créés par des îlots de roches un peu partout au centre de la rivière.

Pour relativiser le stress que j’ai ressenti en sentant l’instabilité du kayak dans lequel je me trouvais, j’ai repensé à mon stress, avant de descendre The Hump sur le Nil Blanc . À chaque descente d’entraînement, j’améliorais un peu plus mes sensations, tout en gardant confiance. Je dois dire qu’à ma toute première descente, j’ai vraiment réalisé quelque chose que j’ai probablement pris trop longtemps pour acquis : le kayak en eau vive, c’est un sport dangereux! Je dis souvent que pour moi, pagayer, c’est comme traverser la rue en marchant. Présentement, je compare le fait de faire du vélo dans le trafic à Shanghai comme une descente de rivière : je saisis les opportunités de me faufiler entre les voitures, j’accélère pour m’insérer dans le flux de la circulation… En fait, j’ai constaté que si je fais du kayak depuis aussi longtemps et si j’aime autant ça, c’est parce que j’ai l’occasion d’affronter la peur et de vaincre sur elle à chaque fois. Ça me fait sentir forte, courageuse.

Finalement?

Au sprint, j’ai utilisé un bateau mal adapté pour moi. J’ai eu du mal à rester sur mes lignes dans la rivière à cause de l’instabilité que ça causait. J’ai lutté pour être dans ma zone et demeurer en parfait contrôle, tout en utilisant les opportunités que le courant m’offrait : vitesse, accélération, légèreté. J’ai terminé avec un temps de 2 :05. Ça n’a pas été la plus belle course de ma vie, mais j’ai réussi à faire un descente sans bévues majeures. J’ai gagné l’épreuve avec 4 secondes d’avance sur ma plus proche adversaire.

À la classique, j’ai utilisé un autre kayak dans lequel je me sentais très bien. Deux kilos plus lourds, mais ça valait vraiment la peine. Mon défi majeur était Widow Maker. À l’entraînement, j’avais réussi une seule fois à passer ce rapide sans être déviée de ma trajectoire. Toutes les autres fois, j’avais fait un arrêt dans le contre-courant. Pire, je savais que ce rapide, si on manque d’attention, peut nous chavirer. Au départ de la course, j’ai utilisé mes coups de balai (!) comme sprint de départ. Dans le petit canyon ensuite, j’ai maintenu un nombre de coups de pagaie constants à 85 coups par minute, puis, en préparation avant Widow Maker, j’ai repensé à The Hump. « Je focus sur l’atterrissage après Widow Maker et sur le reste du rapide, je suis confiante et déterminée. »

J’entre dans le col, tout juste avant le virage à 90 degrés. Des supporteurs crient mais je les entends de très loin. Le nez de mon kayak touche la mousse du courant qui est formé par le changement de direction de celui-ci, je me penche sur l’avant, agressive, accomplit le virage en sentant la vitesse et le changement de direction subit. Je vole par-dessus le rapide et à l’atterrissage j’accélère…J’ai passé Widow Maker comme si de rien n’était! Yahooo! Oups.. Un nageur! Le compétiteur parti avant moi flotte à côté de son kayak. En passant à côté de lui, je ralentis à peine et lui demande : « R’you OK? » ce à quoi il m’a répondu, le souffle court à cause de l’eau glaciale des rocheuses : « Yep, OK ». Plus loin, en passant à côté d’un kayakiste de sécurité, je lui ai crié : « Swimmer’s coming ». Ça a beau être une compétition, si la vie de quelqu’un est en danger, c’est beaucoup plus important pour moi de lui venir en aide que de remporter n’importe quel titre que ce soit. Dans ce cas précis, le risque était sous contrôle. J’ai sauté Santa Claus en cognant un peu la pointe arrière de mon kayak, sans trop d’incidence sur ma vitesse toutefois, puis j’ai entamé la dernière portion de la course, dans la section du slalom, avec un grand bonheur. Bien connectée sur mes sensations, je dévalais le parcours en en savourant chaque seconde. En traversant le fil d’arrivée, j’ai regardé ma montre. Essoufflée, j’ai mis quelques secondes pour réaliser que j’avais atteint mon objectif : descendre le parcours en moins de 14 minutes, sans dévier de ma trajectoire. J’ai pas pu m’empêcher de crier de joie. Quelle belle sensation! J’ai remporté la classique avec une confortable avance de deux minutes sur la plus proche adversaire avec un temps de 13 :42 :19.

J’ai donc réussi mon pari : m’entraîner en Chine, renouveler mon titre de championne canadienne pour la 7e année consécutive et toucher la bourse qui me permettra d’aller aux Coupes du monde en Tasmanie, en octobre prochain. Merci à mon amoureux Yann pour son support, à mon amie Karine chez qui j’habite à Calgary présentement et qui m’a fournit le confort nécessaire pour performer, de même qu’à tous mes amis de la compétition que j’ai revu là-bas et que je ne pensais pas revoir de si tôt, à cause que j’avais annoncé ma retraite l’an dernier. Ça m’a fait beaucoup de bien de vous revoir et de me rendre compte que nous partagerons toujours un aspect en commun : l’amour de l’eau vive. Un merci tout particulier à Ed, qui a fait pour moi la vidéo, navette, avec qui j’ai parlé des différentes stratégies et qui m’a fourni les bateaux avec lesquels j’ai pagayé. Merci à mes amis du Centre d’excellence d’eau vive de Valleyfield parce que j’ai toujours du plaisir avec vous autres, qu’on rit ensemble et qu’on mange bien. Merci aussi à ma famille qui, à distance, continue de m’encourager dans ce sport qui, à mes débuts, leur faisait tellement peur mais qui, avec le temps, a fini par prendre sa place dans nos réalités.

http://www.albertawhitewater.ca/asck/panams/

Good bye China!

Je sais, le titre est trompeur! Je pars pour revenir…Mais avec les 35 à 44 degrés Celsius qu’il faisait à chaque jour à Shanghai, j’étais très heureuse de partir, le temps de faire ces compétitions et d’enseigner l’aquarelle. Lorsque je reviendrai, il fera un peu moins chaud, entre 25 et 30 C peut-être? Il y a un an maintenant que j’ai mis les pieds en Chine pour la première fois. Être touriste à Shanghai à ce temps-ci de l’année, où le vent qui souffle donne l’impression de sortir d’un séchoir à cheveux, c’est pas chouette. Quand il ne vente pas, on a droit à au moins 85% d’humidité. L’odeur des poubelles et des égouts, je ne m’y suis pas encore fait. Par contre, il y a un tas de trucs dont je ne me passerais que difficilement (dont l’énergie fébrile de la ville), ou qui me paraissent plus « habituels », comme de voir des chinois aller au restaurant en pyjamas (juste pour vous expliquer, le pyjamas était une forme de luxe pour les gens âgés. Ceux de Shanghai sont à ce qu’il paraît les plus à la mode…) Question de vous faire découvrir les différences entre le Québec et la Chine, je vous offre de jouer à un jeu avec moi : Pareil pas pareil.


Pareil pas pareil

Qu’est-ce qui est pareil en Chine qu’au Québec? Faites le jeu, les réponses (basées sur ma propre expérience) sont affichées après le tableau. Ceux qui ont lu mes textes précédents sauront quelques réponses d’avance. Amusez-vous!

Pareil Pas pareil
Banque
Poste
Poste de police
Marchés de fruits
Épiceries
Boucherie
Salon de coiffure
Hôpital
Centres d’achats
Marché où on vend de l’électronique
Autoroutes et système de signalisation
Tours à bureaux
Aménagement des espaces administratifs des fonctionnaires
Téléromans
Canal télé de Musique
Émissions de radio
Journaux
Galeries d’art
Symposiums de peinture
Foires commerciales
Monnaie
Stand à patates
Écoles primaires et garderies (bâtiment)
Écoles primaires (horaire)
Chantier de construction
Service de livraison de nourriture (restaurants, épiceries)
Service de livraison de meubles
Immatriculations
  • Réponses

Pareil

Pas pareil

Différence
Banque

x

Poste

x

Poste de police

x

Pas aussi formel si on se fie au décor et à l’aménagement. Ça peut ressembler autant à une salle de massage pour les pieds qu’à un poste de police et les policiers sont vraiment relax!
Marchés de fruits

x

Tout le monde se crie par la tête, les marchands interpellent les clients en criant, la salubrité n’est pas une formalité, les légumes et les fruits sont parfois différents et s’ils sont pareils en apparence, leur goût est différent.
Épiceries

x

Petite distinction : il y a 10 fois plus de monde, tout le temps et certains produits ne sont pas comme les nôtres, ça va de soit. Notamment, on vend beaucoup de barres de savon pour laver le linge à la main, pratique courante chez les gens pauvres ou très attachés aux traditions.
Boucherie

x

Vraiment pas pareil. Voir la photo pour comprendre. Une Boucherimage vaut mille mots!
Salon de coiffure

x

x

Les salons de coiffure peuvent être comme les nôtres en apparence, mais certaines pratiques sont différentes comme la manière de laver les cheveux (lire Épisode 3, section « Visite chez le coiffeur »). Il existe aussi des coiffeurs qui opèrent leur commerce dans la rue. Encore, une image vaut mille motsCoiffeur !
Hôpital

x

Ils sont moins propres, et on y offre la médecine chinoise, une médecine douce et alternative
Centres d’achats

x

Il sont plus gros, c’est tout!
Marché où on vend de l’électronique

x

Vraiment pas pareil. C’est comme les marchés où on vend des meubles : un immense édifice de 5 étages où il y a des centaines de commerces entassés (surtout pour l’électronique) et de l’équipement à perte de vue.
Autoroutes et système de signalisation

x

C’est même écrit en lettres (pinyin) en plus d’être écrit en caractères chinois. Bon, les autoroutes font parfois 4 étages superposés, mais ça reste des autoroutes quoi!
Tours à bureaux et à appartements

x

Normalement très laides et défraîchies, ou très belles et éclatantes. À Shanghai, il y a toute une diversité de tours, toutes plus extravagantes les unes que les autres : une qui ressemble à un artichaut, une autre à un décapsuleur, une autre à des boules de Noël (Pearl tower), etc.
Aménagement des espaces administratifs des fonctionnaires

x

Hé oui, avec des paravents et des espaces contigus truffés de classeurs.
Téléromans

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Oui, ici aussi des comédiens sont mis en scène dans des hôpitaux, des écoles, des maisons de riches (à la Aimer) ou à la manière du Temps d’une Paix. Différence : Rosanna et Joseph-Arthur sont respectivement impératrice et empereur!
Canal télé de Musique

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Comme Musique Plus ou MTV, avec des vidéos parfois bons, parfois poches, et des spectacles. Surtout des Chinois chanteurs et chanteuses, parfois une Beyoncé, une Céline ou un Mickael Jackson, bien évidemment!
Émissions de radio

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Avec des lignes ouvertes, des chaînes comme Énergie et Rock Détente, avec la pub pour attirer les auditeurs du même genre qu’au Québec (look cool, look sérieux-relax)
Journaux et téléjournaux

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En apparences. Sauf que le contenu est plutôt écrémé. C’est pas moi qui le dit, c’est des amis chinois qui prennent leurs infos ailleurs qu’en Chine.
Galeries d’art

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x

La notion de galerie d’art est vague ici. Ça peut autant être une manufacture à copies d’œuvres d’art, un encadreur, comme une galerie de qualité standard aux nôtres.
Symposiums de peinture

Ça n’existe pas.
Foires commerciales

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Mais en vraiment plus gros et avec du monde de tous les pays
Monnaie

x

Pièces de monnaie et papier. Le dollar est le Yuan. Ils n’ont pas la même valeur, mais c’est la même logique. Papier : 1 Y, 5 Y, 10 Y, 20Y, 50Y, 100Y, 1000Y. Monnaie : Un Yuan vaut environ 25 sous. Après, il y a le mao, qui vaut à peu près 10 sous et le jiao, qui vaut 5 sous et l’autre…moins d’un sous…
Stand à patates

x

D’abord, ne cherchez pas ni la poutine, ni les hot dogs. Les patates elles, sont présentées entières, sur un baril transformé en BBQ.
Écoles primaires et garderies (bâtiment)

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x

Celles pour les gens riches sont pareilles. Les autres et aussi en régions éloignées, ressemblent à celles du tiers monde.
Écoles primaires (horaire)

x

L’école commence à 8h et finit à 15h30, 6 jours semaine. Le lundi, tout le monde est dans la cour pour chanter l’hymne national.
Système de chauffage et de climatisation

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Le chauffage dans les maisons, ça n’existe pas. C’est la clim qui fait tout, quand c’est possible d’en avoir une (très cher pour les Chinois en terme d’électricité). Plusieurs commerces et lieux publics ne sont pas chauffés l’hiver (aéroports, bureaux administratifs, restaurants). À -5 degrés, on traîne ses mitaines et on porte un bon chandail!
Chantier de construction

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Tout monté d’échafaudages de tiges de bambous. On dirait que ça va lâcher, mais ça tient le coup. La constrution des plus grosses tours ne fait pas exception à cette façon de faire.
Service de livraison de nourriture (restaurants, épiceries)

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Service de livraison de meubles

x

Un scooter pour livrer une bibliothèque et un bureau… vraiment pas pareil
Immatriculations

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On doit d’abord obtenir le droit d’en acheter une en défrayant 2000$ pour un permis. En ce moment à Changzhou, il est impossible d’acheter une moto ou un scooter à essence parce qu’ils ne donnent pas de plaque.
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