Dinde de Noël Chinoise

•23 décembre , 2009 • Laisser un commentaire

À tous les lecteurs de ce blogue, à mes amis, mes connaissances, mes clients, à ma famille je vous dis : Merci de visiter ce blogue depuis un an et de goûter à mon aventure en Chine et ailleurs dans le monde. Je partage avec vous la dinde de Noël, que je suis en train de faire sécher sur ma corde à linge, avec ma moppe et mes vêtements de travail!

Joyeux Noël!

PS: les Chinois ne fêtent pas Noël, mais il y a peut-être quelques exceptions:-)

Coupes du monde en Tasmanie—La quête intérieure

•16 novembre , 2009 • Laisser un commentaire


TasmanianDevil_closeupJ’ai vu pour la première fois de ma vie des kangourous, des wallabys, des wombats, et bien entendu, le fameux démon de Tasmanie, une vraie petite terreur mais tout de même adorable. Je partage avec vous les images que j’ai prises de ces rencontres (voir l’album photo tout en bas du texte). Je vous offre aussi une vision différente de la compétition, vue de l’intérieur, qui je l’espère, vous apportera quelque chose d’utile dans votre quotidien.

Comment incarner mon personnage

De Shanghai à la Tasmanie, au fin fond des bois, il y a tout un univers. Il y a tellement d’espace ici et à la fois, à l’intérieur de moi il y en a peu. Beaucoup de questions qui allaient trouver leurs réponses au fil des compétitions : comment la navigation avec mon nouveau kayak va se ressentir, à quoi ressemblent les rivières ici, comment sont les autres compétitrices, comment être vite? Par où commencer? Première étape, faire un avec l’eau. Comme le chanteur d’opéra qui cherche à reproduire la note parfaite, je poursuis ma quête de l’excellence. Dans mon élément, sur la rivière, je réalise que je suis en harmonie avec moi-même tellement plus facilement qu’en ville. Lorsque le décor autour s’installe, que les athlètes des autres pays prennent place eux aussi dans leur kayak et qu’il y a une personne qui tient l’arrière de mon bateau d’une main, le chrono de l’autre, étrangement, rien n’est plus pareil et tout l’est aussi à la fois. Ça dépend de la perspective que je choisis d’avoir. Est-ce que je fais une Coupe du monde ou si je descend une rivière? C’est deux choses tout à fait différentes. La première implique un enjeu, la deuxième interpelle le jeu.

WWCcataPr_0072Mon sentiment, lorsque je m’arrête et que je pense que je suis en train de faire une Coupe du monde de kayak, c’est de me dire : « J’ai pas d’affaire ici, j’suis une artiste! » L’imposteur prend possession de moi et dans le temps de le dire, le saboteur s’en mêle. Soudain, je ne suis plus capable de ressentir quoi que ce soit en terme de sensations sur la rivière : plaisir, glisse, vitesse, etc. Je le connais bien cet imposteur, il s’est pointé pour la première fois à la première compétition que j’ai faite, à l’âge de 22 ans. « T’as pas d’affaires dans le monde de la compétition » qu’on m’a dit à plus d’une reprise, « T’es trop vieille ». Le discours extérieur est vicieusement devenu le discours intérieur. Je l’ai épuré jusqu’à l’os, pendant douze ans, m’offrant plusieurs rencontres en tête à tête avec l’imposteur. Je savais donc à qui j’aurais affaire intérieurement en venant ici.

Ma meilleure arme contre celui-ci, c’est la réponse à la question « Pourquoi je fais du kayak? » La réponse est simple. Je ne fais pas du kayak pour accrocher sur mes murs des médailles. Je fais du kayak pour entrer en contact avec moi sur la rivière. La compétition augmente le niveau de défi, comme le danger. Je suis cohérente avec moi-même, dans le sport comme dans l’art parce que je ne fais pas des toiles pour avoir de belles décorations sur mes murs. Je fais des toiles parce que j’ai besoin de communiquer avec moi et les autres. En bout de ligne, c’est vrai que les cadres et les médailles se retrouvent sur les murs, mais vraiment, leur présence n’est qu’un icône représentant tout un univers qui s’est déployé pour en arriver là.

Ce qui est dommage, c’est de s’arrêter seulement qu’à l’icône. Entrer dans l’aventure, ça veut dire s’abandonner au moment présent, envoyer au rencart le mental qui ne fait que perdre les pédales en s’accrochant au passé ou au futur, ou encore à ce que les autres ont pensé ou penseront…

J’ai vécu ces coupes du monde de la manière la plus humaine qui soit. J’ai commencé par ne penser qu’aux positions, mon mental qui m’imposait toutes sortes de conditions : la peur de chavirer, la peur de ne pas être capable de tenir ma pagaie, la peur de gagner même! J’ai matérialisé certaines de ces peurs. Oui, j’ai nagé en pratique, oui, j’ai échappé ma pagaie une fois…je me suis fâchée contre moi, j’ai ragé contre mon saboteur qui voulait m’enlever le droit d’être au meilleur de moi.

C’est d’une course à l’autre, en connaissant mon mode d’emploi en situation de compétition, que j’ai réussi à remonter la pente. Ça s’adonne que ce que j’ai vécu intérieurement s’est reflété dans les résultats. Je suis passée de la 17e à la 15e à la 12e et à la 5e place.

Le sentiment de fierté, je le ressens maintenant que j’ai descendu la Ouse. Parce que plus de la moitié des compétitrices ont décidé de ne pas la faire, en raison du niveau de difficulté qui était trop élevé (lire dangeureux). Je ressens aussi de la fierté parce qu’en compétition, je l’ai fait en trente minutes et des poussières, soit quatre minutes plus vite que mon meilleur temps en pratique et qu’on avait seulement qu’une journée d’entraînement disponible sur cette rivière (donc pour l’apprendre en entier). Le temps, je ne le contrôle pas. Les minutes filent et moi, je suis occupée à faire autre chose. À ressentir la rivière, à attrapper la prochaine vague. Ma meilleure perspective pour contourner l’imposteur et son alter ego le saboteur, a été de me dire : chaque vague est une opportunité. Je les prends une à la fois. Je saisis les opportunités de vivre une sensation, du plaisir, une à la fois. Le plaisir, celui de glisser, d’être libre, de connecter avec la nature se déploie à chaque opportunité saisie. Je trippe, juste à y repenser. C’est ça qui compte. Une 5e place sans ces sensations, ou même un podium, non merci. Je ne suis pas un robot qui descend les rivières. J’ai le privilège de pouvoir me placer dans cette situation d’apprentissage, qui s’appelle le circuit de la Coupe du monde. Ma performance, elle est intérieure, à cause de tout ce que je viens de décrire. Elle est extérieure aussi, parce que mon corps accepte de suivre et de me donner des sensations. Le reste, c’est un décor, une mise en situation, toute une mise en scène pour rappeler à mon esprit que la vie, c’est comme au cinéma. Plus on vibre intensément en jouant le rôle qu’on s’est donnés, plus on récolte de satisfaction du devoir accompli. Cette sensation que je vis me fait dire que je suis au bon moment, au bon endroit et qui plus est, il y a une source inestimable de messages et d’apprentissages pour moi ici.

La fin des Coupes du monde

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Je descends le parcours de la course TEVA Cataract Gorge extreme, pur plaisir!

Quand j’ai vu le parcours de la dernière Coupe du monde, j’étais emballée. Quand j’ai su où commençait le parcours, sur le bout de rivière que je pensais descendre au complet, j’ai été déçue. Ma dernière Coupe du monde n’a pas été la meilleure. Par contre, le lendemain, j’ai participé à une compétition extrême en kayak de plastic, la Cataract Extreme Race. Des rapides de classe 3-4-5 en continu, de la grosse eau vive comme je l’aime! Je me suis payé la traite comme on dit! J’ai fini 2e derrière deux hommes Autraliens à la première course et 2e dans une autre course chez les femmes. Les deux trophées que je rapporte me rappelleront que je suis une fille d’eau vive, et non d’eau calme!

Album photo

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WombatWallabyKangourous

Mon retour en Chine

À compter de maintenant, il me reste un an à faire en Chine. C’est le début du dernier chapitre. La date de mon exposition en Chine sortira bientôt. Le contenu est en pleine production. Attendez-vous à rien de ce que vous aurez vu auparavant. J’ai illustré depuis les dernières années l’harmonie que l’homme peut trouver dans la nature. En Chine, j’illustre la quête intérieure. Celle qui mène à l’harmonie. Il y aura une constante avec mes toiles précédentes, car mon langage demeure le même : la lumière. C’est par la lumière que la vie renaît, c’est à la lumière d’une information qu’on éclaircit une situation et c’est sous les feux des projecteurs qu’on performe. Je n’en dis pas plus. Ce sera pour moi même une surprise. J’ai confiance. Je suis le courant, une vague à la fois. Encore une fois, je ne contrôle pas le temps, mais bien les sensations que j’ai à faire intensément ce que j’aime. Je m’accorde pleinement ce droit. Et vous?

Coupes du monde, les résultats et commentaires

•8 novembre , 2009 • Laisser un commentaire

Coupes du mondeCoupesdumonde

Voici le lien des Coupes du monde de kayak de descente en eau vive qui ont eu lieu en Tasmanie, sur le continent Australien, du 21 octobre au 7 novembre dernier (c’est l’été qui commence ici!). http://www.wildwatertasmania.canoe.org.au/

Coupes du monde et commentaires qui résument mon expérience

Rivière Mersey Coupe du monde 1 sprint-13e : « Un nouveau kayak, c’est beaucoup d’adaptation et bien des coups de pagaie dans le vide! »

Rivière Mersey Coupe du monde 2 classique -14e : «L’ABC de la motivation dans des rapides de classe 1 et 2…mon défi c’est mon kayak!»

Basse Mersey Coupe du monde 3 classique- 15e : « Enfin, la dernière course sur cette rivière : objectif équilibre et vitesse! »

Rivière Brady’s Coupe du monde 4 sprint- 12e : « AH! Enfin de l’eau vive (classe 3)!! Une partie de plaisir »

Rivière Ouse Coupe du monde 5 – 5e : « WOW! Enfin, une vraie rivière avec du danger, yééé (classe 4)! »

Rivière Cataract Coupe du monde 6 – 15e : première réaction en voyant la rivière dans le canyon (classe 4): « Youppi, on va s’amuser, c’est super! » 2e réaction, quand j’ai su qu’on se mettait à l’eau à la fin des rapides (classe 1) : « J’suis vraiment déçue! Retour à l’ABC de la motivation»

http://www.wildwatertasmania.canoe.org.au/ Voir les photos et les vidéos où j’apparais en faisant une recherche dans leur site ou le site du photographe.

Mes commentaires en général

Expérience absolument extraordinaire. On a voyagé tous les athlètes de tous les pays ensemble à travers la Tasmanie, découvrant d’une compétition à l’autre une nouvelle rivière (ou une nouvelle section de rivière) où on allait pagayer. L’esprit sur la rivière à l’entraînement était amical, on partageait les trucs et les lignes à choisir…Aussi, j’ai retrouvé en Coupe du monde le plaisir de descendre des grosses rivières comme la Ouse (coupe du monde #5), où l’enjeu est non seulement la position que tu obtiens, mais aussi la qualité des sensations que je retrouve dans mon bateau en situation de danger, où ma sécurité est en jeu. C’est vraiment là que je vais chercher le meilleur de moi.

Pour compenser ma déception par rapport au parcours de la Coupe du monde #6, j’ai décidé de participer au lendemain de celle-ci à une course en kayak extrême qui se tenait sur le site. C’était ma première participation à une course extrême en kayak, donc dans des rapides de classe 4-5, avec des bateaux de plastic. J’ai à peine eu le temps de faire un coup de pagaie avec l’équipement que j’avais emprunté à un kayakiste de la place, que le départ de masse était lancé. Je n’avais jamais descendu cette section de la rivière, alors je l’ai fait au feeling. La fin du parcours par ailleurs était celui de la Coupe du monde que j’avais fait la veille. J’ai fini 3e dans une course mixte et 2e chez les femmes dans une autre course.

TEVA Cataract Extreme Race

Course 1) Site en amont du parcours de la Coupe du monde #6, classe 4 : Course extrême mixte homme et femme, arrivée 3e , derrière deux australiens, départ de masse mixte

Course 2) Site en aval de la Coupe du monde #6, classe 4-5 : Course extrême par élimination, arrivée 2e chez les femmes derrière une australienne, départ de masse, par catégorie (femmes)

http://www.cataractgorge.com/

Commanditaires

Merci à l’auberge St-Antoine pour son support et la qualité de ses services lorsque je suis de passage au Québec. Merci à Soucy pour son soutien.

Coupes du monde de kayak de descente en Tasmanie

•19 octobre , 2009 • Laisser un commentaire

IMGP0619La Tasmanie est une toute petite île située au sud de l’Australie. D’après Wikipédia, “La Tasmanie fut promue Natural State et “Island of Inspiration”[2] grâce à son environnement naturel riche et préservé. Formellement, presque 37% de la Tasmanie est située dans des réserves, parcs nationaux et sites du patrimoine mondial de l’UNESCO[3]. Du nord au sud, l’île mesure 364 km de long et d’ouest en est elle mesure 306 km.” Je m’y trouve présentement pour participer aux Coupes du monde en kayak de descente. C’est mon premier voyage sur ce continent et je découvre la beauté du décor, de même que la gentillesse des gens que je côtoie.

Je suis arrivée samedi, accueillie par une des membres de l’équipe australienne, Carol Hurst. Elle et ses deux colocs, aussi membres de l’équipe australienne, nous ont reçus moi, de même que l’équipe américaine. Nous sommes restés deux jours à Hobart, une magnifique ville côtière qui ressemble à Saguenay et La Baie, collés ensemble, qui compte 200 000 habitants. Les vallons, les montagnes, l’eau tout au long des rives offrent un paysage magnifique. J’ai essayé mon nouveau bateau sur la rivière, me donnant l’impression de me mettre à l’eau à Grande Anse, à La Baie, étrange! Il y avait plein de bateaux, dont un qui fait des expéditions en Antarctique et qui met apparamment deux semaines pour s’y rendre. C’est dire à quel point je suis vraiment en dessous du globe!

Hier nous avons pris la route pour nous rendre au premier site de compétition. Le soleil rayonnait sur la plaine tasmanienne, truchée de moutons broutant par-ci par-là entre les vallons. La verdure des champs, les très grands arbres au tronc blanc et les cacatoes (perroquet blancs à crète jaune qu’on trouve normalement à l’animalerie par chez-nous) traversant la route en volant complétaient le décor tout droit sorti d’un conte pour enfants.

En arrivant au campement, j’ai soupé avec l’équipe Irlandaise et j’ai rencontré les filles de la Nouvelle-Zélande, on les appelle les Kiwis, avec qui je vais voyager pendant les Coupes du monde. Je suis la seule représentante du Canada ici, en raison des coûts élevés que comporte le déplacement à l’autre bout du monde. Heureusement que l’esprit de mon sport est assez convivial. Sur la rivière, les entraînements se feront entre filles des différents pays.Aujourd’hui avait lieu la première pratique sur la Mersey. Une belle rivière aux rapides continus, des vagues de 1 pied environs, quelques passages plus techniques dont un virage très serré où l’eau pousse sur un grand mur de roches et un autre où on doit passer sous un arbre en se penchant sur l’avant. C’était ma première expérience avec mon nouveau kayak. Je suis très contente du feeling que j’ai eu sur la rivière aujourd’hui. J’ai fait plusieurs descentes, le soleil était au rendez-vous, tout est allé rondement. Avec quelques ajustements par-ci par-là, je pense améliorer pas mal mon résultat. Je n’en dis pas plus pour le moment. J’ai beaucoup de pain sur la planche dans les prochains jours et mes objectifs sont élevés. Je ne veux pas tomber dans les prédictions, je reste concentrée sur ce que j’ai à faire ici. Je partagerai les meilleurs moments à postériori, une fois que tout sera terminé.

Voici l’horaire des entraînements et des compétitions, de même que le site Internet pour suivre les résultats. On y trouve également un court vidéo qui permet de voir les rivières qu’on va descendre: http://www.wildwatertasmania.canoe.org.au/
Hydro Tasmania Wildwater World Cup 2009

October 20-23  Free Practice

Upper Mersey

October 24     World Cup 1 ( rapid sprint)

Upper Mersey

October 25     World Cup 2 (classic)

Upper Mersey

October 26-27  Free Practice

Upper Mersey – Race Course 2

October 28     World Cup 3 (classic)

Upper Mersey – Race Course 2

October 30-31  Free Practice

Brady’s

November 1   World Cup 4 (rapid sprint)

Brady’s

November 2-3  Free Practice

Meander

November 4    World Cup 5 (classic)

Meander

November 5-6  Free Practice

Cataract Gorge

November 7   World Cup 6  (rapid sprint)

Cataract Gorge

Merci à tous les lecteurs qui me témoignent de leur appui.

Merci aussi à l’Auberge St-Antoine à Québec qui me supporte.

Veuillez noter que je ne répondrai pas aux courriels durant cette période de compétitions, mais je le ferai sans faute après.

Que le plaisir et le challenge commencent!